Hypno'Santé

Syndrome de l’imposteur & hypnose

Syndrome de l’imposteur : et si c’était une partie de vous qui protège ?

Vous réussissez. Encore et encore. Et pourtant, une voix intérieure continue de dire que ce n’est pas suffisant, que vous n’êtes pas légitime, que ça va finir par se voir. Si vous vous reconnaissez dans ces mots, ce qui suit est pour vous.

Le syndrome de l’imposteur n’est pas un défaut de confiance

On entend souvent que le syndrome de l’imposteur, c’est un manque de confiance en soi. Qu’il suffirait de « croire en soi davantage », de « se rappeler ses réussites », d’arrêter de se comparer. Ces conseils sont bien intentionnés. Ils ne changent généralement rien.

Parce que le problème n’est pas là. Le syndrome de l’imposteur n’est pas une croyance qu’on peut corriger par la raison. C’est un système de protection ancré profondément souvent depuis l’enfance qui fait de son mieux pour éviter une douleur très précise : l’humiliation.

C’est exactement ce qu’a révélé la séance menée avec Estelle, lors d’une démonstration récente. Malgré des réussites professionnelles répétées, une partie d’elle lui répétait en boucle que ce n’était pas suffisant, qu’elle n’était pas vraiment légitime. En remontant le fil, on a retrouvé une petite fille considérée comme « nulle » à l’école. Une blessure d’enfance — pas un défaut de personnalité.

Ce que cache vraiment cette voix intérieure

Dans le modèle IFS — Internal Family Systems — développé par Richard Schwartz, cette voix critique n’est pas un ennemi. C’est ce qu’on appelle un manager : une partie protectrice qui s’est mise en place pour éviter que la douleur du passé ne se répète.

Pour Estelle, ce manager était sombre, exigeant, jamais satisfait. En apparence, il sabotait. En réalité, il protégeait une petite fille blessée — celle qui avait vécu l’humiliation scolaire — en s’assurant qu’Estelle travaille toujours plus, prouve toujours davantage, ne se laisse jamais aller à croire qu’elle a réussi. Parce que croire qu’on a réussi, c’est risquer d’être surprise par l’humiliation.

Autrement dit : ce manager exigeant n’est pas votre ennemi. Il est votre gardien. Un gardien épuisant, certes — mais un gardien quand même.

Vignette clinique : la séance d’Estelle

Sous hypnose, trois parties distinctes ont émergé chez Estelle. La première : ce manager sombre et protecteur, qui exerce un contrôle strict pour éviter l’humiliation. La deuxième : la petite fille blessée, exilée, qui portait encore la honte de l’école. Et la troisième; « la première »; cette partie qui veut réussir, briller, sortir de l’ombre, ne plus jamais être « la nulle au fond de la classe ».

Ce qui est frappant, c’est que ces trois parties avaient exactement le même objectif de départ : ne plus souffrir. Mais elles tiraient dans des directions opposées : l’une freinait, l’autre poussait, et entre les deux, Estelle s’épuisait.

Le travail du Self : ce centre bienveillant et intact que chacun porte en lui, a consisté à écouter chacune de ces parties, à comprendre leur rôle, à les remercier. Et surtout à s’engager : aller régulièrement rendre visite à la petite fille blessée pour lui donner la reconnaissance dont elle avait manqué. Quand cette partie s’est sentie entendue, le manager a pu souffler. Et « la première » a pu garder son élan, sans l’exigence extrême de perfection.

👉 Tu peux regarder cette séance complète sur la chaîne YouTube HypnoPsy : youtube.com/@HypnoPsyKarimaMeliani

Alors, comment s’en sortir ?

La bonne nouvelle, c’est qu’on ne cherche pas à faire disparaître ces parties. On ne combat pas le syndrome de l’imposteur : on l’écoute. On cherche à comprendre ce qu’il protège, et on lui propose une autre façon de fonctionner, moins épuisante, plus adaptée à la vie d’aujourd’hui car la blessure d’humiliation qui est à l’origine de tout ça, elle appartient au passé. L’adulte que vous êtes devenu n’est plus cet enfant sans ressources. Le Self, lui, le sait. Et quand il peut le faire comprendre aux parties qui protègent encore, quelque chose se dépolarise. L’exigence excessive peut alors s’assouplir. La peur de ne pas être légitime peut laisser la place à quelque chose de plus calme.

Ce travail peut se faire en hypnose, en IFS, ou dans une combinaison des deux, comme dans la séance d’Estelle. Il ne se fait pas en une seule fois. Mais chaque rencontre avec ces parties est un pas de plus vers un équilibre que vous méritez.

Le syndrome de l’imposteur ne dit pas la vérité sur qui vous êtes. Il dit la vérité sur ce que vous avez vécu. Et ça, c’est très différent.

Pour prendre RDV avec un.e de nos thérapeutes, c’est par ici

 

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